L'apaisement réside en chacun de nous. Dalaï-Lama
Aujourd'hui ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante. Pierre de Beaumarchais
Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi.. Dalaï-Lama
Jeudi, 29 Juillet 2010 15:46
Le préfet des départements du Zou et des Collines, Armand Maurice Nouatin s’est expliqué mercredi au cours d’une conférence de presse...
sur les raisons qui l’ont poussées à interdire le mercredi 21 juillet dernier le meeting projeté par les responsables de l’Union fait la nation. Cette interdiction, a-t-il expliqué, est motivée par le souci de préserver la cohésion et l’unité entre les populations béninoises. Il était, selon lui, question de parer au plus pressé.
Celles-ci avaient pour mission de prendre leurs dispositions pour éviter tout débordement. ‘’En charge du maintien de l’ordre public, Je me vois mal en train de favoriser les affrontements entre populations’’. En interdisant le meeting de l’Union fait la Nation, Armand Maurice Nouatin affirme donc avoir conjuré ‘’le mauvais sort’’. ‘’Pour préserver l’ordre public, il n’y a pas d’autre solution que l’interdiction. La jouissance du droit de manifester ne doit pas porter atteinte à la cohésion et à l’ordre public’’, s’est-il employé à mettre en exergue. Pris à partie par ceux qui estiment que les informations relatives à d’éventuels troubles ne seraient pas fondées, il s’interroge sur ce qu’il serait advenu de lui si la rencontre politique s’était tenue et qu’il y avait eu des troubles à l’ordre public. ‘’Dans les renseignements, on ne néglige rien. Si j’avais la garantie qu’il n’y aurait pas d’affrontements, les choses se seraient passées autrement’’, a-t-il laissé entendre. En définitive, a indiqué M. Nouatin, entre une obstruction momentanée à la jouissance des libertés publiques et la nécessité de prévenir la déstabilisation de l’ordre public, le choix est vite fait. La preuve, révèle-t-il, est que le 24 juillet, soit juste trois jours après Zogbodomey, l’Union fait la nation a tenu, sans encombre, un meeting à Savè. Aussi, en a-t-il appelé au sens de responsabilité des uns et des autres pour que le Bénin traverse sans dommage la période électorale qui s’annonce non moins tumultueuse.