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Boni Yayi : une multitude de chantiers

A la faveur de sa candidature à la magistrature suprême du Bénin en janvier 2006, le Docteur Boni Yayi a fait valoir un programme dont les nombreuses composantes sont réparties en deux principaux axes : l’économique et le social.
Elu en mars 2006 et installé en avril, le Président de la République n’a pas mis du temps à se lancer dans une activité infatigable, ouvrant sur son chemin des chantiers d’un nombre impressionnant, après un peu plus de deux ans de gouvernance. De façon remarquable, aucun secteur d’activité du pays n’a, semble-t-il, été négligé.

Sur le plan économique, la réalité est celle de l’assainissement des finances publiques, ce qui a permis, en 2008, l’accroissement du Budget général de l’Etat à la hauteur de plus de 1000 milliards de francs CFA, pour une première fois dans l’histoire économique du Bénin.
Dans cette même logique, la renégociation du coût de la licence de la téléphonie mobile. Ainsi, l’Etat a engrangé, pour une première tranche, en ce qui concerne la plupart des opérateurs, une manne financière de 75 milliards de francs, sans compter la récupération par l’Etat de la filière des véhicules d’occasion dont les revenus entraient, sous le régime défunt, dans la poche des particuliers.

Par ailleurs, en s’attaquant de front aux nombreux problèmes des Béninois, plusieurs autres fronts stratégiques ont été ouverts :
le micro-crédit aux plus pauvres, qui, avec un investissement d’à peu près 20 milliards de francs, a permis de satisfaire 500 mille femmes réparties inégalement dans plusieurs départements du Bénin.
Ensuite, la rage de développement du Président se concrétise par l’engrangement d’abord de 14 milliards pour garantir l’énergie électrique et la mise en œuvre d’un partenariat avec le Nigeria pour la fourniture d’une quantité supplémentaire de courant. Depuis, le délestage qui, comme au Togo, devait être celui férocement connu par les Béninois en 1998, a diminué sensiblement d’ampleur.

Successivement, le Gouvernement a lancé et acquis la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, le bouclage du financement total de la lutte contre l’érosion côtière, une question dont la dernière tranche du financement garanti par l’OPEP est en cours de ratification par les Députés.
Toujours relatif au domaine de l’enseignement, il est en cours de réussite le reversement de plusieurs milliers d’enseignants communautaires de l’enseignement primaire et contractuels locaux de l’enseignement secondaire, en contractuels de l’Etat, avec les forts coûts financiers y afférents. En projet également, un plan de construction de 6000 salles de classes à travers le pays, pour garantir de bonnes conditions d’études aux écoliers et élèves béninois.

En outre, l’université n’a pas été laissée pour compte ; la mesure la plus spectaculaire ces dernières semaines est la gratuité de l’inscription, dès l’année académique 2008-2009, pour tous les étudiants non bénéficiaires d’allocations universitaires.

Dans le secteur des infrastructures, le Président Yayi n’a pas dérogé à la tradition du lancement du bitumage de nombreuses voies à travers le pays. La marque particularisant son action en la matière est le projet de construction de trois échangeurs à Cotonou, plus précisément au Carrefour de Godomey, à l’Avenue Steinmetz et au Carrefour Houéyiho. Les deux derniers plans sont en concrète réalisation et le visage de la ville de Cotonou se métamorphose à mesure que s’érigent ces infrastructures encore jamais connues au Bénin.
Dans le même registre, l’élargissement de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin, la mise en place d’un port sec à Zongo et les projets d’un aéroport et d’un port sec à Parakou.

Même sur le plan diplomatique, le Président de la République a marqué sa présence : plusieurs visites de prise de contact avec des Chefs d’Etats de la sous-région, de l’Afrique et du monde, et le Sommet de la Co-prospérité entre le Bénin et le Nigeria, pour établir des échanges commerciaux plus profitables pour le Bénin. De façon indélébile, le pays a enregistré trois heures de visite officielle du Président américain, George Bush, et la tenue en juin dernier du sommet de la CEN-SAD, avec pour souvenirs, respectivement le financement par le premier Président du monde de la lutte contre le paludisme dans notre pays, et la construction d’un nombre impressionnant de villas de haut standing, de quoi booster le tourisme et les affaires au Bénin.

Enfin, non encore engagées, la gratuité des soins de santé pour les moins de 5 ans et celle de la césarienne. Cette dernière mesure fait l’objet d’une étude de faisabilité au niveau du Ministère de la Santé.
Finalement, les chantiers du Président Boni Yayi sont d’un nombre qui démontre la dimension combative, extrêmement dynamique et infatigable de l’homme, même s’il n’est pas encore en réussite sur le plan politique où ses adversaires, qui se font identifier à travers le G4, le G13 et le Parti Force Clé,  lui mènent la vie dure. Si rien n’est fait pour ce chantier si stratégique qu’il détermine la reconnaissance de la réussite de tous les autres, Boni Yayi risque de continuer avec un mandat de boulet et …. le seul.