Un instrument pour la relance du secteur privé
Le Bénin à l’instar d’autres pays du monde mise sur le secteur privé pour une relance de son économie. Un vœu qui s’en va se concrétiser avec le rôle non moins négligeable de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB).
Installée en plein cœur de la zone commerciale de Ganhi à Cotonou, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) tient un rôle important dans l’économie béninoise. Placée sous la tutelle du ministère en charge du commerce, cette institution est un véritable instrument au service du secteur privé. Créée le 12 avril 1908, la Chambre de Commerce devenue Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin depuis avril 1962, est un établissement public qui jouit de la personnalité civile et de l’autonomie financière.
Présidée par Ataou Soufiano, elle est gérée par des élus consulaires et regroupe tous les opérateurs économiques du pays. Représenter, protéger, assurer et défendre les intérêts des opérateurs économiques auprès des pouvoirs publics, des institutions privées nationales et des organismes extérieurs; donner des avis et renseignements à l'administration sur les questions intéressant la vie économique; agir auprès du Gouvernement sur toutes les questions visant l'amélioration des conditions de travail des opérateurs économiques et l'accroissement de la prospérité; participer aux travaux des Institutions publiques et parapubliques dont les délibérations sont susceptibles de revêtir un caractère économique et social. Telles sont entre autres les missions assignées à l’institution.
La plupart des présidents qui se sont succédé à sa tête ont su mettre en évidence l’importance du secteur privé dans l’économie béninoise et lui insuffler le dynamisme qui fait d’elle, un vrai artisan de la relance du secteur privé. C’est dire toute l’importance que revêt une telle institution pour un pays qui veut se mettre sur la voie de l’émergence.
La circonscription de la CCIB couvre l’ensemble du territoire national avec des représentations un peu partout.
Nonobstant tout l’appui qu’elle constitue pour l’Etat dans la relance de l’économie nationale la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin est à l’initiative de nombreux projets dont les plus importants concernent:
- la redynamisation de la micro-finance,
- la dynamisation des chaînes de transport,
- la mise en place d'un centre électronique d'échanges Afrique-Asie (Afrasia Exchange),
- la création d’une école Consulaire régionale de formation professionnelle à Porto-Novo
- la concrétisation de la Loi Agoa.
Le projet de redynamisation de la micro-finance a pour objectif général d’analyser les conditions d’exercice des structures de micro-finance béninoises et de fournir aux autorités de la CCIB les éléments d’appréciation du niveau actuel des taux d’intérêts appliqués.
Il s’agit à travers la dynamisation des chaînes de transport de mettre en place au profit des opérateurs économiques du secteur du transport un mécanisme de préfinancement destiné à l’achat de camions pour le transport suivant un schéma qui sera retenu en commun accord avec le partenaire financier retenu pour un remboursement suivant une échéance connue et déterminée
Le projet de création d’une Ecole Régionale de Formation Professionnelle a pour objectif de participer à la formation pratique des jeunes apprenants à partir d’un niveau donné en vue de faciliter leur consommation sur le marché du travail d’une part, et de contribuer à la formation professionnelle continue des agents spécialisées des entreprises, d’Etat et privées d’autre part.
Le centre électronique d'échanges Afrique-Asie (Afrasia Exchange) est une initiative conjointe du Gouvernement du Bénin, du PNUD et de Afrasia Business
Council (AABC) logée à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCIB), qui en assure la promotion. C'est un espace dynamique d'échange d'informations et d'opportunités d'affaires visant le renforcement de la coopération entre l'Afrique et l'Asie.
La loi AGOA qui a été promulguée le 18 mai 2000 par le président Bill Clinton est une opportunité pour les opérateurs économiques béninois vu qu’elle modifie le barème tarifaire harmonisé des Etats Unis pour tenir compte des préférences commerciales en matières de vêtements et de textiles prévues par l’article 112 de la loi. C’est fort de cela que la CCIB œuvre farouchement à sa promotion pour améliorer les perspectives de croissance économique par l’augmentation du commerce et élever ainsi le niveau de vie de la majorité de la population. Actuellement, le bénéfice de la loi a été prorogé jusqu’en 2015 par le Président Georges W. BUSH.
Le Bénin compte parmi les premiers pays d’Afrique subsaharienne bénéficiaires de cette loi. Le 21 janvier 2004, le Gouvernement américain a accordé officiellement au Bénin l'agrément au visa textile pour que notre pays puisse bénéficier des avantages découlant de la Loi AGOA.
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