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«ON POURRA LANCER LA FILIÈRE RIZ NÉRICA L'ANNÉE PROCHAINE POUR AU MOINS 60 MILLE TONNES... »

On connaissait l'imprimerie Tundé. Puis Razacki Olofindji Babatundé s'est mis dans l'automobile en tant que concessionnaire des véhicules Wolkswagen au Bénin. Sa dernière trouvaille, c'est le riz Nérica. Depuis deux ans, il investit dans cette nouvelle filière, et est devenu un promoteur agricole incontournable.

 

Bénin Couleurs :M. Razacki Olofindji Babatundé, de l'imprimerie à l'agriculture, le chemin ne semble pas évident ?

Tundé : Je suis un opérateur économique, je cherche des opportunités d'affaires et je sais que l'agriculture est une opportunité. Ce qui m'intéresse c'est le riz Nérica mais je ne fais pas que ça. Je suis dans le soja, le maïs... Ce qui m'intéresse avec le riz Né­rica c'est la transformation. Or il va falloir que je m'assure d'abord de la disponibilité de la matière première. C'est un riz qui donne de hauts rendements, ce qui pourra motiver le paysan. J'ai donc commencé l'expérimentation.


Comment avez-vous découvert le riz Nérica ?
C'est un Sierra Léonais qui, à l'ADRAO, a opéré le croisement. Moi j'ai vu un Ministre expliquer à la télévision qu'on peut cultiver ce riz partout au Bénin. Et comme j'avais l'intention de transformer le riz PADI américain au Bénin, je me suis dit que si c'était possible, il valait mieux me contenter du riz qui serait produit au Bénin.


en êtes-vous quant à la production ? Nous sommes encore à la phase d'expérimentation. Nous avons fait des champs d'essais pour montrer aux paysans comment cela se cultive. C'est un nouveau produit, il faut le bien faire découvrir avant d'inviter les gens à le cultiver. Si on leur donne tout de suite les semences, ils ne pourront pas s'en sortir. Depuis deux ans l'expérimentation a commencé, et nous avons déjà cultivé près de 100 hectares sur toute l'étendue du territoire national. A chaque étape de l'évolution du riz, nous invitons les paysans à venir constater.


A quand le début de la production intensive ?
Avec la collaboration du gouvernement, on pourra lancer la filière du riz Nérica l'année prochaine, avec pour objectif au moins 60 mille tonnes au cours de la première année.
Vous parlez du gouvernement, l'actuelle équipe qui vient de faire deux ans, vous appuie- telle ?
Naturellement, parce que ce sont les cadres qui m'aident à faire l'expérimentation, ce sont les cadres du CERPA, de l'IN-RAB, donc du ministère de l'Agriculture. Mais le souhait est que l'Etat assainisse l'environnement et qu'il nous accompagne davantage.


Quels sont les problèmes que vous rencontrez au cours de cette phase expérimentale ?
Le principal problème, c'est la disponibilité des semences, les gens sont prêts à s'engager dans la production à grande échelle, mais je suis entrain de prendre des dispositions pour rendre les semences disponibles.


Le marché d'écoule­ment du riz Nérica existez-il?
Aujourd'hui, dans le monde entier, les céréales ont pris du prix. Cela veut dire que la demande
est plus forte que l'offre. Le Bénin importe près de 100 mille tonnes
de riz. Pendant au moins 50 ans, la demande sera forte. Mis à part le riz, il y d'autres produits, je vais lancer bientôt mon plan d'affaires pour l'agriculture pour montrer les produits qui peuvent apporter une valeur ajoutée aux paysans, aux opéra­teurs économique et à l'Etat.


L'imprimerie, l'automobile, l'agricul­ture, comment conciliez- vous tous ces domaines ?
(Sourire) Bon, moi je peux embrasser beaucoup de choses à la fois. Quand la passion y est, je m'en sors toujours, je programme. Vous trouvez que c'est trop, mais je vous dis que je ne suis pas encore utilisé à 100%.

 

 

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